Très
belle nuit des créations pour ce 9ème festival Equestria
et le 5ème de Gilles FORTIER. 5 soirs, 5 pleins. Succès
assuré pour les organisateurs de l'office de tourisme de Tarbes.
8 numéros au lieu de 13 l'an passé. Spectacle plus court
mais plus intense et festif comme le voulait le président du festival
Mr Pierre Couderc.
22h. Les gradins sont pleins et les gens n'attendent plus qu'une chose
: le noir. L'éffervescence monte en coulisse, tout le monde se
concentre et les lumières s'éteignent d'un seul coup, les
Troublamours rentre en scène, 1ère note de musique. Le spectacle
commence.
Après une intro qui nous transporte dans le spectacle,
1er numéro : KORIGAN.
Nouvelle venue sur la piste de la Nuit des Créations, cette troupe
va nous faire bouger au son des jumbés africains. 2 chevaux sont
en scène accompagnés d'une danseuse africaine et d'un danseur
de cappoera. Tout est soigné ; décors, costumes, mise en
scène. Le lusitanien blanc aux longues rênes s'éxecute
: appuyés, passage, cabrade... et se laisse avec plaisir se faire
applaudir. Un numéro intéréssant, créatif
mais à dévelloper. Une bonne entrée en matière.
La musique reprend et c'est autour de "Coco
Bottone" de surprendre le public. Un baudet du Poitou de 4
ans et son écuyer David, du Théâtre du Centaure, s'éxécutent
à faire rire le public lors des intermèdes.
Noir...et toujours noir à part 6 paires de pattes blanches. C'est
Gilles FORTIER et son numéro
LUMINESCENCE. 2 mûles tirent un attelage et laissent apercevoir
au milieu d'elles un demi-trait (comtois/portugais). Elles s'arrêtent,
changement de musique, un bras lumineux apparaît au-dessus de l'attelage
et le demi-trait sort par surprise pour tourner autour avec un jeu de
jambes entre le cheval et son voltigeur. Il sort de piste pour laisser
entrer un bai à la crinière et la queue plus que fluorescent.
Puis un deuxième. Changement de rythme. Pirouettes et cabrades.
Sorti de piste. C'est autour des musiciens de prendre place. Seul leurs
mains sont visibles. Entrée de Gilles au passage sur Minero et
la danseuse, Sophie apparaît tout de blanc. Il s'enchaîne
ensuite un jeu entre l'ange et le cheval. Qui attrapera l'autre ? On ne
sait pas mais le tout se finit sur des notes mélancoliques, le
cheval couché pour resortir en lumière et sous un tonnerre
d'applaudissement. Quelle création et quel renouveau dans le spectacle
équestre mais à noter toutefois un manque de lumière
noir pour une magie parfaite.
Coco fait son cirque et place désormais aux camarguais avec un
numéro moderne et original pour ces gardiens de bêtes. On
y retrouve Renaud VINUESSA
déjà présent sur la piste d'Equestria il y a deux
ans, et l'Amicale de la Montagnette
de Barbentane dans les Bouches-du-Rhône. Epoustouflante prestation.
Rien à dire, tout est propre, bien réglé. A revoir.
(dans le bon sens du terme)
Vient le tour maintenant du célèbre Charlin Chaplin équestre
transformé en indien pour sa nouvelle création. Il s'agit
biensur de Joël CHACON,
ancien gymnaste, reconverti en voltigeur et humoriste confirmé.
Voltige cosaque, saut pérrieux, jeu avec le public sont la marque
de cet artiste. Un numéro emballant pour un public aux anges.
Suit maintenant un numéro unique dans la création équestre.
L"adaptation de Shakespear, version THEATRE
DU CENTAURE. Un tableau équestre plus que superbe.
Un enlacement des corps équestres et humains, un travail fin et
élégant des chevaux frisons, un charisme des acteurs, Manolo
et Camille et une symbiose exacte nous envole dans un univers où
le Centaure existerait. Chapeau.
Vous avez remarqué le personnage sur l'affiche d'Equestria et bien
il était de retour cette année pour présenter un
nouveau numéro, moins époustouflant que celui de l'année
dernière mais tout autant original. Toujours en fidèle marquis
ivre mort, il est accompagné cette fois-ci par son poney Tweety
et sa cavalière flamboyante : une poupée gonflable habillée
en marquise. On peut resortir de ce numéro un très bon travail
du poney : cabrades marchées, travail en liberté, pas espagnol...
Fous rire assuré donc pour le retour d'Arnaud
GILETTE.
Le numéro suivant ne fait pas fureur à part pour les initier
d'équitation classique. Il s'agit de la cavalière de dressage
Danye LAHAYE. Une technicité
irréprochable de la part de son cheval est peut-être le seul
point positif de ce numéro déjà vu mais remixé
à sa manière. Complétaient le numéro trois
danseuses classiques avec comme accessoire une cape de torero. Encore
une impression de déjà vu. Puis on peut finir en soulignant
la musique live par le guitariste David Michelet assis sur une chaise
dans un coin de la piste. Et là encore une impression de déjà
vu pour un spectacle intitulé La Nuit des Créations.
Si l'on compte bien nous sommes à sept numéros, il en manque
donc un et l'on se doute du quel. L'époustouflant LORENZO
pour le final et pour sa deuxième présentation sur la piste
de Tarbes. Rien à dire. Encore plus fort, encore plus beau dans
les figures effectuées et encore plus impressionnant. Un public
ravi restant peut-être sur sa fin.
Musiciens, artistes, final, la Nuit des Créations
est finie, elle ferme son rideau pour le rouvrir dans un an pour sa 10ème
édition. Il ne reste plus qu'à se creuser la tête
pour laisser place avant toute chose à la crétivité
équestre. Ciao
T-F
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