EQUESTRIA :
9ème festival de la création équestre

1996, 1998, 1999 et 2001 sont les années où Gilles Fortier a participé à Equestria. Fidèle participant du Festival, il sera au rendez-vous de l'édition 2003 pour présenter une nouvelle création. .

Très belle nuit des créations pour ce 9ème festival Equestria et le 5ème de Gilles FORTIER. 5 soirs, 5 pleins. Succès assuré pour les organisateurs de l'office de tourisme de Tarbes.
8 numéros au lieu de 13 l'an passé. Spectacle plus court mais plus intense et festif comme le voulait le président du festival Mr Pierre Couderc.
22h. Les gradins sont pleins et les gens n'attendent plus qu'une chose : le noir. L'éffervescence monte en coulisse, tout le monde se concentre et les lumières s'éteignent d'un seul coup, les Troublamours rentre en scène, 1ère note de musique. Le spectacle commence.

Après une intro qui nous transporte dans le spectacle, 1er numéro : KORIGAN. Nouvelle venue sur la piste de la Nuit des Créations, cette troupe va nous faire bouger au son des jumbés africains. 2 chevaux sont en scène accompagnés d'une danseuse africaine et d'un danseur de cappoera. Tout est soigné ; décors, costumes, mise en scène. Le lusitanien blanc aux longues rênes s'éxecute : appuyés, passage, cabrade... et se laisse avec plaisir se faire applaudir. Un numéro intéréssant, créatif mais à dévelloper. Une bonne entrée en matière. La musique reprend et c'est autour de "Coco Bottone" de surprendre le public. Un baudet du Poitou de 4 ans et son écuyer David, du Théâtre du Centaure, s'éxécutent à faire rire le public lors des intermèdes.
Noir...et toujours noir à part 6 paires de pattes blanches. C'est Gilles FORTIER et son numéro LUMINESCENCE. 2 mûles tirent un attelage et laissent apercevoir au milieu d'elles un demi-trait (comtois/portugais). Elles s'arrêtent, changement de musique, un bras lumineux apparaît au-dessus de l'attelage et le demi-trait sort par surprise pour tourner autour avec un jeu de jambes entre le cheval et son voltigeur. Il sort de piste pour laisser entrer un bai à la crinière et la queue plus que fluorescent. Puis un deuxième. Changement de rythme. Pirouettes et cabrades. Sorti de piste. C'est autour des musiciens de prendre place. Seul leurs mains sont visibles. Entrée de Gilles au passage sur Minero et la danseuse, Sophie apparaît tout de blanc. Il s'enchaîne ensuite un jeu entre l'ange et le cheval. Qui attrapera l'autre ? On ne sait pas mais le tout se finit sur des notes mélancoliques, le cheval couché pour resortir en lumière et sous un tonnerre d'applaudissement. Quelle création et quel renouveau dans le spectacle équestre mais à noter toutefois un manque de lumière noir pour une magie parfaite.
Coco fait son cirque et place désormais aux camarguais avec un numéro moderne et original pour ces gardiens de bêtes. On y retrouve Renaud VINUESSA déjà présent sur la piste d'Equestria il y a deux ans, et l'Amicale de la Montagnette de Barbentane dans les Bouches-du-Rhône. Epoustouflante prestation. Rien à dire, tout est propre, bien réglé. A revoir. (dans le bon sens du terme)
Vient le tour maintenant du célèbre Charlin Chaplin équestre transformé en indien pour sa nouvelle création. Il s'agit biensur de Joël CHACON, ancien gymnaste, reconverti en voltigeur et humoriste confirmé. Voltige cosaque, saut pérrieux, jeu avec le public sont la marque de cet artiste. Un numéro emballant pour un public aux anges.
Suit maintenant un numéro unique dans la création équestre. L"adaptation de Shakespear, version THEATRE DU CENTAURE. Un tableau équestre plus que superbe. Un enlacement des corps équestres et humains, un travail fin et élégant des chevaux frisons, un charisme des acteurs, Manolo et Camille et une symbiose exacte nous envole dans un univers où le Centaure existerait. Chapeau.
Vous avez remarqué le personnage sur l'affiche d'Equestria et bien il était de retour cette année pour présenter un nouveau numéro, moins époustouflant que celui de l'année dernière mais tout autant original. Toujours en fidèle marquis ivre mort, il est accompagné cette fois-ci par son poney Tweety et sa cavalière flamboyante : une poupée gonflable habillée en marquise. On peut resortir de ce numéro un très bon travail du poney : cabrades marchées, travail en liberté, pas espagnol... Fous rire assuré donc pour le retour d'Arnaud GILETTE.
Le numéro suivant ne fait pas fureur à part pour les initier d'équitation classique. Il s'agit de la cavalière de dressage Danye LAHAYE. Une technicité irréprochable de la part de son cheval est peut-être le seul point positif de ce numéro déjà vu mais remixé à sa manière. Complétaient le numéro trois danseuses classiques avec comme accessoire une cape de torero. Encore une impression de déjà vu. Puis on peut finir en soulignant la musique live par le guitariste David Michelet assis sur une chaise dans un coin de la piste. Et là encore une impression de déjà vu pour un spectacle intitulé La Nuit des Créations.
Si l'on compte bien nous sommes à sept numéros, il en manque donc un et l'on se doute du quel. L'époustouflant LORENZO pour le final et pour sa deuxième présentation sur la piste de Tarbes. Rien à dire. Encore plus fort, encore plus beau dans les figures effectuées et encore plus impressionnant. Un public ravi restant peut-être sur sa fin.


Musiciens, artistes, final, la Nuit des Créations est finie, elle ferme son rideau pour le rouvrir dans un an pour sa 10ème édition. Il ne reste plus qu'à se creuser la tête pour laisser place avant toute chose à la crétivité équestre. Ciao


T-F

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